Si je suis triste ce soir, ce n'est pas pour toi.
Si mes yeux se brouillent c'est à cause de moi.
Ma mélancolie l'emporte et je n'y peux rien. Mes remords me transportent dans des regrets plus lointains.
Mais je le supporte, l'habitude m'y tient.
Si tout me blesse ce soir, ce n'est pas à cause de toi.
Si ma rancoeur me berce, elle est contre moi.
Je me demande parfois pourquoi je n’apprends rien De mes erreurs d'hier et des remords lointain.
Mais si je me le répète, jamais je ne m'y tiens.
Si je suis mal ce soir, ne le prend pas pour toi.
Si je m'étale ce soir, c'est surtout pour moi.
Je le dis souvent mais je n'y change rien. Jamais je n’apprends de mes soucis lointains
Et tant que je le sais, je m'y tiens.
Si je suis à bout ce soir, ce n'est certainement pas pour toi.
Si je suis perdue et au fond du trou, c'est de ma faute à moi.
Je perpétue les mêmes rengaines en disant que je n'y peux rien. Mais jamais je n'essaye d'y porter un regard plus lointain.
Je ne me supporte plus et je mens dans chaque mot.
Je ne veux plus de cela mais la vérité est de trop.
Je ne veux plus de moi mais la lâcheté à bon dos. Transportez moi, je ne marche plus, je tombe.
Tant que je ne suis plus là qu'importe si je sombre.
J'aime ton regard quand il se pose ailleurs, J'aime penser à toi mais pas toute les heures, J'aime t'observer à ton insu, J’aime t'écrire sans être lu, J'aime cette
relation qu'on entretient, Qui ne démarre pas et finit sur rien. J'aime le contact de tes mains sur l'instant, Mais je préfère le manque que je ressens quand tu es absent. J'aime t'imaginer, tout est tellement mieux dans mes pensées, Il m'arrive de ne vouloir jamais me réveiller. Parfois proches, souvent éloignés, Si tu te rapproches, je m'en irai. Avec un ou
deux remords mais zéro regret, J'ai choisi mon sort je m'y préserverai.