Il fallait bien que ça arrive. Se retrouver devant les faits.
On ne sais pas trop comment gérer mais on essaie.
J'espère que les expériences nous font vraiment grandir, j'espère que le vide et l'ennui ne sont pas mes pires ennemis.
Au départ, il n'y avait pas grand chose. Aujourd'hui c'est pareil.
Fou ce que les choses évoluent sans qu'on s'en rende compte et disparaissent sous nos yeux comme une fumé sans feu.
Je me demande si je ne me pose pas trop de question. C'est idiot comme réflexion.
Mais c'est arrivé.
Pas comme un acte soudain, pas comme un coup de vent qu'on se prend de plein fouet.
Juste comme le temps qui a fini par s'écouler, sur nous un peu de travers, une brise, légère qui souffle encore sur des braises qu'on essaie de raviver.
Décrire le vide c'est pas facile, on le sent il est en nous il est là on veut le dire l'exprimer le montrer mais à part nous personne ne le voit.
Le temps en fera sont affaire sûrement, c'est dans ses cordes il parait. Il est là pour ça, effacer, recommencer.
A coup de désillusion chronique on avance sans s'en rendre compte.
Je ne fermerai pas les yeux cette fois, je regarderai ce vide bien en face pour lui dire tout ce que je pense de lui.
Il finira bien par se remplir, il en aura sûrement marre au bout d'un moment, peut-être, si seulement la fatigue ne l'accompagnait pas si bien.